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24/03/2016
Une nouvelle étude conclut que les médicaments antidiabétiques agissant sur les incrétines ne sont pas associés à un risque accru d’insuffisance cardiaque
Les médicaments agissant sur incrétines, un type de médicament utilisé pour le traitement du diabète de type 2, n’augmentent pas le risque d’être hospitalisé pour une insuffisance cardiaque en comparaison à l’utilisation d’autres médicaments antidiabétiques, selon une nouvelle étude publiée dans le New England Journal of Medicine.

Les médicaments agissant sur les incrétines (qui comprennent Galvus, Nesina Jalra, Januvia, Onglyza, Trajenta et Xiliarx, des inhibiteurs de la DPP-4, ainsi que Bydureon, Byetta, Trulicity, Saxenda et Victoza, des analogues du GLP-1) sont couramment prescrits pour aider à diminuer la glycémie chez les patients atteints de diabète de type 2. Cette classe de médicaments est prescrite à environ 12 % de ces patients. Des préoccupations au sujet de leur innocuité sur le cœur ont été soulevées suite à la découverte inattendue d’un risque accru d’insuffisance cardiaque au cours d’un essai clinique récent. Ce résultat n’a pas été répliqué au cours d’essais cliniques subséquents.

« Les essais cliniques ont fourni des conclusions contradictoires en ce qui concerne le risque d’insuffisance cardiaque avec ces médicaments », a déclaré l’auteur principal, le Dr Kristian B. Filion, épidémiologiste à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif de Montréal et professeur adjoint en médecine à l’Université McGill. « En consultant les dossiers médicaux de plusieurs provinces canadiennes, des États-Unis et du Royaume-Uni, nous avons été en mesure d’étudier l’innocuité du médicament chez un grand nombre de patients vus en pratique médicale usuelle et de déterminer ainsi s’il y avait effectivement un problème. »

L’étude a été menée par le Réseau canadien pour l’étude observationnelle des médicaments (RCEOM), un réseau pancanadien multicentrique sur l’innocuité des médicaments qui fait partie du Réseau sur l’innocuité et l’efficacité des médicaments (RIEM) et financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC). Le RCEOM a utilisé les dossiers de santé électroniques de plus de 1,4 million de patients du Canada, des États-Unis et du Royaume-Uni pour examiner le lien entre l’utilisation de médicaments agissant sur les incrétines et une hospitalisation pour une insuffisance cardiaque.

« Cette étude déterminante met en évidence l’importance de l’initiative pancanadienne RCEOM dans l’étude des questions portant sur l’innocuité des médicaments d’ordonnance. Des recherches d’une telle importance exigent que nous étudiions un très grand nombre de patients et ceci ne peut être réalisé que par la participation de toutes les provinces canadiennes », a déclaré le Dr Samy Suissa, chercheur principal du RCEOM et directeur du Centre d’épidémiologie clinique de l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif de Montréal. « Les méthodes de pointe du RCEOM fournissent des informations essentielles pour la santé des patients canadiens diabétiques qui doivent utiliser ces médicaments. »

« Il y a eu des préoccupations quant au risque potentiel d’insuffisance cardiaque causée par cette nouvelle classe de médicaments contre le diabète. Notre étude a révélé que, lorsqu’ils sont administrés en plus de la norme de soins dans un contexte réel, ces nouveaux médicaments hypoglycémiants n’augmentent pas le risque d’insuffisance cardiaque comparativement à d’autres options faisant partie de notre éventail de traitements pharmacologiques. Il s’agit d’une nouvelle rassurante pour les millions de patients atteints de diabète à risque de maladie cardiaque que nous voyons tous les jours et qui ont besoin d’un contrôle de leur glycémie », a déclaré le Dr Jacob Udell, coauteur de l’étude et cardiologue au Centre de cardiologie Peter Munk de l’Institut des sciences cliniques évaluatives et à l’hôpital Women’s College de l’Université de Toronto.

Pour des demandes de renseignements des médias ou pour planifier un entretien, veuillez communiquer avec :

Tod Hoffman
Agent des communications en recherche
Institut Lady Davis de recherches médicales
Tél. : 514 340-8222, poste 8661
Courriel : thoffman@jgh.mcgill.ca

Référence : Filion K. B., Azoulay L., Platt R. W., Dahl M., Dormuth C. R., Clemens K. K., Hu N., Paterson J. M., Targownik L., Turin T. C., Udell J. A. et Ernst P., for the Canadian Network for Observational Drug Effect Studies (CNODES) Investigators*. A multicenter observational study of incretin-based drugs and heart failure.N Engl J Med2016;374:1145-54.

*Chercheurs du RCEOM : Samy Suissa (chercheur principal); Colin R. Dormuth (Colombie-Britannique); Brenda R. Hemmelgarn (Alberta); Gary F. Teare (Saskatchewan); Patricia Caetano et Dan Chateau (Manitoba); David A. Henry et J. Michael Paterson (Ontario); Jacques LeLorier (Québec); Adrian R. Levy (Nouvelle-Écosse); Pierre Ernst (Clinical Practice Research Datalink [CPRD] du Royaume-Uni); Robert W. Platt (méthodes); Ingrid Sketris (application des connaissances).

Pour plus de renseignements à propos du RCEOM : www.cnodes.ca.

Pour plus de renseignements sur le Réseau sur l’innocuité et l’efficacité des médicaments (RIEM) : www.cihr-irsc.gc.ca/e/40269.html.


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