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10/05/2017
Aucun lien de cause à effet entre les taux de vitamine D et l’asthme ou la dermatite
Les suppléments en vitamine D sont peu susceptibles de réduire le risque d’asthme chez les enfants ou les adultes, de dermatite atopique ou d’allergies selon une nouvelle étude publiée dans la revue PLOS Medicine par Brent Richards, Professeur agrégé à l’Université McGill et chercheur principal à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif de Montréal, au Canada, et ses collègues.

Quelques études épidémiologiques antérieures ont laissé entendre que de faibles taux de vitamine D étaient associés à une augmentation des taux d’asthme, de dermatite atopique — une inflammation de la peau qui provoque des démangeaisons — et des taux élevés d’IgE, une molécule immunitaire liée à la maladie atopique (allergies). Dans le cadre de leurs récents travaux, les chercheurs ont examiné les données génétiques et de santé provenant d’études à grande échelle effectuées auprès de plus de 100 000 personnes pour déterminer si les modifications génétiques qui sont associées aux taux de vitamine D prédisposaient les gens à l’asthme, à la dermatite ou à des taux élevés d’IgE.

« Nos résultats suggèrent que les liens rapportés auparavant entre de faibles taux de vitamine D et la maladie atopique pouvaient être dus à de fausses associations avec d’autres facteurs », a déclaré la docteure Despoina Manousaki, auteure principale et candidate au doctorat à l’Institut Lady Davis. « Les efforts visant à accroître les taux de vitamine D n’entraîneront vraisemblablement pas de diminution du risque d’asthme chez les enfants et les adultes, de dermatite atopique ou d’augmentation des taux d’IgE.  »

Il n’y avait pas de différence statistiquement significative entre les taux d’asthme (y compris l’asthme débutant dans l’enfance), la dermatite atopique ou les taux d’IgE chez les personnes possédant ou non l’une ou l’autre des quatre modifications génétiques associées à de faibles taux de 25-hydroxyvitamine D. Cependant, les résultats n’excluent pas un lien entre les résultats et les taux de 1,25-dihydroxyvitamine D, la forme active de la vitamine, et plus de travaux seront nécessaires pour déterminer si les résultats sont valides chez les populations non européennes et chez les personnes présentant une carence en vitamine D.

Ces résultats diffèrent de ceux obtenus lors d’une récente étude effectuée auprès du même groupe et ayant utilisé les mêmes méthodes pour fournir des preuves permettant de découvrir un lien causal entre la vitamine D et le risque de développer une sclérose en plaques, un trouble neurologique courant. « Nos résultats précédents suggéraient que de faibles taux de vitamine D augmentaient le risque de certaines maladies inflammatoires comme la sclérose en plaques, mais ces effets ne sont pas présents dans d’autres maladies inflammatoires comme l’asthme et la dermatite atopique », a déclaré le docteur Richards. Ceci laisse croire que les personnes à risque de sclérose en plaques devraient s’assurer qu’elles ont des taux adéquats de vitamine D, mais que les efforts visant à augmenter les taux de vitamine D ne sont pas censés protéger contre l’asthme.


Pour de plus amples renseignements ou pour planifier une entrevue avec le docteur Richards, communiquez avec :

Tod Hoffman
Agent des communications en recherche
Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif
Bureau : 514 340-8222, poste 28661
thoffman@jgh.mcgill.ca


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