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22/12/2011
Un nouveau traitement prometteur contre une complication courante du cancer avancé des ovaires
Montréal, le 20 décembre 2011 – L’accumulation excessive de liquide contenant des cellules cancéreuses dans l’abdomen (connue sous le nom d’ascite maligne) représente une complication douloureuse courante du cancer des ovaires. Une nouvelle étude aléatoire de phase 2, publiée d’abord en ligne dans la prestigieuse revue britannique The Lancet Oncology, démontre que l’inhibition de l’action du facteur de croissance endothélial vasculaire (FCEV)grâce à un nouveau médicament anti-FCEV, l’aflibercept, peut freiner l’apparition de cette complication.

« Les traitements anti-FCEV tels que l’aflibercept semblent diminuer la formation de l’ascite maligne et pourraient améliorer considérablement la qualité de vie des patientes présentant cette complication invalidante. Cependant, les cliniciens doivent utiliser l’aflibercept avec prudence en raison d’une augmentation significative du risque de perforation fatale de l’intestin », explique l’auteur principal, le Dr Walter Gotlieb, directeur du programme de gynéco-oncologie du Centre du cancer Segal et directeur de projet de l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif.

Les cellules cancéreuses produisent le FCEV, ce qui augmente la perméabilité des capillaires et le débit de liquides dans l’abdomenentraînant la formation d’ascite. Le traitement habituel consiste à insérer une aiguille dans l’abdomen pour retirer l’excès de liquide (une procédure connue sous le nom de paracentèse). Cette intervention peut temporairement soulager les patientes, mais il s’agit d’une méthode effractive et désagréable pour elles. L’aflibercept est un inhibiteur puissant à la fois du FCEV et du facteur de croissance placentaire.Les études précliniques et une étude pilote ont démontré que le médicament pouvait être efficace pour prévenir l’apparition de l’ascite maligne.

Les chercheurs ont conçu cette étude aléatoire de phase 2 afin de découvrir si l’aflibercept pouvait retarder la nécessité d’utiliser une paracentèse et d’examiner l’innocuité de l’inhibiteur du FCEV chez les patientes atteintes de cancer des ovaires et d’ascite maligne récurrente.

L’étude internationale à grande échelle a été effectuée auprès de 55 patientes, y compris des patientes de l’Hôpital général juif, ayant reçu au moins deux cycles de traitement de chimiothérapie et pour lesquelles la tumeur était devenue chimiorésistance. Les participantes étaient distribuées au hasard pour recevoir l’aflibercept intraveineux (29 patientes) ou un placébo (26).

Les patientestraitées par l’aflibercept ont plus que doublé le délai entre les paracentèses comparativement à celles ayant reçu le placébo (55 jours comparativement à 23 jours).Par ailleurs, deuxpatientesayant reçu l’aflibercept n’ont pas eu besoin de nouvelle paracentèse au cours des six mois de traitement. Les patientesdu groupe recevant l’aflibercept ont aussi rapporté une plus grande amélioration de leurs symptômes d’ascite que celle du groupe placébo.

Les effets indésirables les plus courants ont été la difficulté à respirer(six [20%] dans le groupe d’aflibercept comparativement à deux [8%] dans le groupe placébo], la fatigue ou la faiblesse (quatre [13%] comparativement à 11 [44 %])et la déshydratation (trois [10%] comparativement à trois [12%]).Trois décès associés à une perforation intestinale sont survenus dans le groupe d’aflibercept et une fistule intestinale ayant mené à une sepsie et à la mort est survenue dans le groupe placébo.

« L’essai démontre très clairement l’efficacité de l’inhibiteur du FCEV dans la réduction de la formation de l’ascite, mais confirme le risque clinique significatifde perforation intestinale fatale chez cette clientèle atteinte de cancer très avancé », ont conclu les auteurs. « L’inhibition du FCEV devrait être utilisé avec prudence chez les patientes atteintes de cancer avancé des ovaires présentant une carcinomatose abdominale. Les risques et bénéfices du traitement devraient être amplement discutés avec chaquepatiente. »Considérant que les deux-tiers des patientes atteintes de cancer des ovaires sont diagnostiquées à un stade avancé de maladie, stade souvent associé à une ascite maligne, l’impact de telles conclusions pourrait être considérable.



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Tod Hoffman
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Institut Lady Davis de recherches médicales
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