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Un réseau canadien de banques de cerveaux pour faire avancer la recherche sur la maladie d’Alzheimer
Pour faire mieux comprendre la démence et contribuer à la recherche de nouveaux traitements, le gouvernement canadien a annoncé l’octroi d’une subvention de 1 065 000 $ sur cinq ans pour établir un réseau canadien de banques de cerveaux qui sera rattaché à l’Initiative internationale sur la neuroimagerie de la maladie d’Alzheimer (ADNI). Le réseau ADNI canadien de banques de cerveaux (Canadian ADNI BraIn bank Network ou CABIN) fournira le personnel et l’infrastructure matérielle nécessaires pour contribuer à l’ADNI et promouvoir plus largement les dons de cerveaux et les banques de tissus destinés aux programmes de recherche sur la démence au Canada. Le CABIN est une initiative nationale qui sera gérée par le groupe du Dr Howard Chertkow de l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif.
Le projet implique l’utilisation de technologies de pointe en neuroimagerie pour suivre l’évolution de la démence et mettre au point des méthodes d’imagerie pour le diagnostic et le suivi des futurs traitements.
Un élément clé de cette initiative comprend l’étude du cerveau des participants qui en viennent à succomber à la maladie. Les chercheurs effectuent une autopsie sur ces cerveaux pour déterminer les effets de la maladie et recueillir des échantillons de tissus afin de découvrir des biomarqueurs qui peuvent être utilisés pour en permettre la détection précoce.

« Nous prenons notre place parmi les chefs de file internationaux dans la recherche sur la démence », a affirmé le docteur Chertkow, directeur scientifique du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV) et professeur de neurologie à l’Université McGill. « Grâce à ces patients qui donnent généreusement leur cerveau pour la recherche, nous aurons l’occasion d’examiner les variations importantes dans la façon dont la démence se présente et d’utiliser cette information précieuse pour faire progresser la recherche de nouveaux traitements. »

Plus de 400 000 Canadiens âgés de 65 ans et plus vivent avec la démence, y compris la maladie d’Alzheimer qui représente environ 70 pour cent des cas. La cause de cette maladie dégénérative du cerveau est en grande partie inconnue et aucun traitement efficace n’existe.

Lors de l’annonce du financement, Anthony Housefather, député de Mont-Royal, a déclaré : « L’Université McGill et l’Hôpital général juif sont des chefs de file mondiaux dans la recherche sur le cerveau et le traitement de la démence et des autres maladies neurodégénératives. »

La recherche est financée dans le cadre de la stratégie de recherche sur la démence des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).



De gauche à droite : Joanne Goldberg, directrice adjointe de l’Institut du vieillissement des IRSC. le Dr Gerald Batist, directeur par interimaire de l'ILD, le Dr Yves Joanette, de l’Institut du vieillissement des IRSC, le Dr Howard Chertkow, de l'ILD, Anthony Housefather, député de Mont-Royal, le Dr Nahum Sonenberg, professeur de biochimie James McGill, et Alan Maislin, président du Conseil d’administration du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal.

Support research at the Lady Davis Institute - Jewish General Hospital