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LE CCNV À L’INSTITUT LADY DAVIS
Le gouvernement du Canada a annoncé aujourd’hui la prolongation du financement du Consortium canadien sur la neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV) pour une deuxième phase. De 2019 à 2024, le CCNV recevra 46 millions de dollars des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et de onze autres organismes partenaires, y compris la Société Alzheimer du Canada, le Centre for Aging + Brain Health Innovation (CABHI), la Fondation Brain Canada et les Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS).

Le CCNV a été fondé en 2014 sur la base d’un partenariat entre les IRSC, la Société Alzheimer du Canada et douze autres organismes de financement publics et privés. Le CCNV est dirigé par le Dr Howard Chertkow, professeur de neurologie à l’Université de Toronto. Il constitue le plus grand projet collaboratif jamais entrepris au Canada pour faire avancer la recherche sur la démence. Au cours de la première phase du CCNV, les chercheurs membres ont réussi à obtenir des fonds d’autres sources pour une somme de 49 millions de dollars supplémentaires servant à faire avancer la recherche sur les maladies neurodégénératives au Canada, soit une augmentation de 150% par rapport aux fonds de recherche provenant directement du CCNV. Dans le cadre de sa deuxième phase de financement, le CCNV regroupera plus de 310 chercheurs travaillant dans 39 universités situées dans huit provinces canadiennes. Ceux-ci continueront à amasser des fonds supplémentaires dédiés à faire avancer la mission du CCNV, et continueront également à rayonner en étoffant leurs collaborations à des études internationales portant sur la démence.

Le CCNV a pour but de stimuler la recherche collaborative entre disciplines et universités afin de comprendre, de contrôler et de traiter le déclin cognitif lié à l’âge et à la démence, qui touche aujourd’hui plus de 400,000 Canadiens et en touchera près de 1,5 million d’ici 2031. Afin d’accélérer et de coordonner la recherche à l’échelle nationale, les chercheurs du CCNV travaillent selon trois thèmes (prévention, traitement et qualité de vie) au sein de dix-neuf équipes de recherche qui explorent différents sujets, y compris de nouveaux projets axés sur le sommeil et la démence. Pour la deuxième phase du CCNV, les chercheurs bénéficieront également de programmes qui soutiendront leur capacité à faire participer des personnes atteintes de démence à la recherche, leur capacité à explorer des sujets de recherche et des problèmes de soins touchant les peuples autochtones, ainsi que leur capacité à conduire des études sur des sujets liés aux femmes, au genre, au sexe et à la démence.

Le Canada se trouve en bonne position pour devenir un chef de file en recherche sur la prévention de la démence grâce à la nouvelle plateforme CAN-THUMBS UP (Canadian Aging and Neurodegeneration Prevention Therapy Study Using Multidimensional Interventions for Brain Support – Unified Platform). L’infrastructure et le protocole en cours de création pour cette étude de grande envergure portant sur la prévention de la démence permettront aux chercheurs du CCNV d’orienter leurs travaux vers des objectifs concordant avec les initiatives internationales de prévention, et ce en étudiant des combinaisons de traitements et modifications du style de vie, telles que l’activité physique, l’entraînement cognitif et l’alimentation, chez des personnes présentant un risque élevé de développer une démence en vieillissant.

Le CCNV a également mis sur pied une étude observationnelle de cohortes, COMPASS-ND (The Comprehensive Assessment of Neurodegeneration and Dementia), qui est la seule au monde à recueillir un si riche corpus de données sur des personnes âgées vivant avec différents types et niveaux de sévérité de maladies neurodégénératives. À ce jour, 800 personnes sont inscrites à l’étude à travers le Canada, et le Québec est l’une des principales provinces recruteuses; en effet, les neuf centres québécois ont recruté 27% des participants ayant pris part à l’étude. Le CCNV utilisera les données recueillies dans le cadre de l’étude COMPASS-ND afin d’établir des collaborations avec d’autres études provinciales, nationales et internationales, telles que le Consortium pour l’identification précoce de la maladie d’Alzheimer (CIMA-Q), l’Ontario Neurodegenerative Disease Research Initiative (ONDRI), l’Étude longitudinale canadienne sur le vieillissement (ÉCLV), l’Alzheimer's Disease Neuroimaging Initiative (ADNI), la Dementia’s Platform UK, la Genetic Frontotemporal dementia Initiative (GENFI), et le World Wide FINGERS (WW-FINGERS).
Les 105 chercheurs du CCNV travaillant pour des universités du Québec forment un groupe multidisciplinaire et représentent 25% des membres du consortium. Ils font partie de 17 des 19 équipes du CCNV. Au cours de sa première phase (2014-2019), le CCNV a injecté 6 millions de dollars dans la recherche sur la démence menée dans la province et, grâce à leur affiliation au CCNV, les chercheurs membres du CCNV des universités québécoises ont réussi à tripler leur financement et à obtenir 18 millions de dollars supplémentaires, pour un total de 24 millions investis dans la recherche liée à la démence au Québec. Par ailleurs, le CCNV veille à encourager les futures générations de scientifiques à participer à la recherche sur la démence et soutient 59 stagiaires dans la province.

De nombreux chercheurs dans les institutions du Québec ont contribué aux résultats remarquables obtenus par le CCNV. Depuis 2014, ils ont, entre autres, contribué à 40 articles scientifiques.

L’Institut Lady Davis compte neuf chercheurs affiliés au CCNV parmi ses rangs. Ils ont reçu 2,1 millions de dollars du CCNV pour leurs travaux sur divers sujets touchant à la démence. Trois de ceux-ci occupent des postes de direction au sein du CCNV, faisant de l’Institut Lady Davis un participant important à la mission du CCNV: Les Drs Howard Bergman et Isabelle Vedel codirigent l’équipe qui se penche sur la meilleure façon d’intégrer les soins pour les personnes vivant avec une démence dans le système de soins de santé; et la Dre Nathalie Phillips de l’Université Concordia est membre du Comité exécutif de la recherche et codirige l’équipe qui explore les liens entre la perte sensorielle et le déclin cognitif. Au nombre des autres chercheurs de l’Institut Lady Davis qui contribuent au succès du CCNV se trouvent les Drs Olivier Beauchet, Elizabeth MacNamara, Pierre Pluye, Uri Saragovi, Hyman Schipper et Susan Vaitekunas.

Support research at the Lady Davis Institute - Jewish General Hospital